Interview de Benito Ros : « L’idée, c’est de changer d’air ! »
vendredi 28 février 2014
par Flodub

PNG - 293.3 ko Lundi, nous vous dévoilions l’une des plus grandes inconnues depuis fin 2013 : la marque qui sera aux côtés de Benito Ros pour 2014. Il s’agit de la marque Play  ! Mais ce n’était pas tout car nous découvrions dans le même temps le projet de communication, et les nombreuses marques qui soutiendront Benito pour la saison 2014. C’est l’heure du changement pour le meilleur pilote de l’histoire du trial, et bien évidemment, nous n’allions pas laisser passer l’occasion d’obtenir ses réactions à chaud.

Voici donc une interview dans laquelle Benito nous donne ses impressions, les raisons qui l’ont poussées à franchir cette nouvelle étape, et ses objectifs.

Tribal Interview

Alors Benito, pour commencer, parlons de la marque avec laquelle tu as signé pour 2014. Après huit ans chez Koxx, tu changes d’air. Pourquoi avoir choisi Play ?

Tout d’abord je tiens à remercier Koxx pour toutes les années que j’ai passé avec eux. Évidemment, la liquidation de Koxx m’a incité à chercher de nouveaux défis et de nouvelles marques. Les temps ont changé et malheureusement les choses vont mal, c’est pour ça que malgré le fait que beaucoup de marques étaient intéressées, les négociations ont été rudes avec les différentes marques durant les mois qui ont précédé la signature de mon partenariat. Bien sûr je tiens à remercier tous ceux qui se sont intéressés à moi, car c’est une bonne chose et c’est également une fierté de voir des marques qui veulent t’intégrer à leur team.

JPEG - 421.7 ko Au final, comme tu l’as si bien dit, j’ai choisi la marque Play. C’est une marque qui compte s’améliorer sur tout les points, et qui à vraiment envie de se développer, et c’est quelque chose qui est, je pense, très important. Actuellement, le vélo fonctionne très bien et le fait qu’ils aient cette envie et cette capacité d’évoluer me motive beaucoup, car comme tu le sais bien, mes objectifs sont de toujours continuer à se développer et évoluer dans le but de fournir des produits toujours plus performants. De plus, je suis en relation directe avec Raul Fernandez, qui est l’importateur pour l’Europe, et c’est l’un des facteurs qui a été décisif dans ma prise de décision. Pouvoir avoir à faire à quelqu’un de ton pays et qui parle ta langue c’est quelque chose que j’apprécie toujours. Ce sont là les raisons principales de mon choix.

Tu as tout changé : les chaussures, les vêtements, le casque… Pourquoi autant de changements ?

Exact, avant je ne recherchais pas ce genre de choses. Koxx me fournissait tout, et ça allait bien comme ça. On peut dire qu’ils me permettaient de vivre et je n’avais donc pas besoin d’être dépendant d’autres marques pour avoir tout cet équipement. C’est un nouveau changement, et je dois dire que ça me plait de vivre cette étape avec ma nouvelle équipe technique pour cette année. Au final, pour résumer, l’idée c’est de changer d’air ! J’essaye de collaborer avec différentes marques, de développer des choses, de faire évoluer mon image, et j’espère que cette combinaison fonctionnera cette année.

Tu t’es entouré des grandes marques comme Cross King, Ribo, Urge ou encore Racing Line ? Qu’est que tu peux nous dire sur ces marques ?

Ce sont des marques qui correspondent aux projets que nous voulions mener à bien. Pour ce qui est des casques, je roule donc maintenant pour Urge. Je reste un peu fidèle à mon style, car c’est ce qui me défini, et je souhaite le garder. Avec ces casques on continue sans perdre cette identité dont je te parle et ce, tout en changeant d’air. Ce sont des casques qui ont du style, qui sont de bonne qualité et celui qui l’utilise possède ce dont je te parlais : la touche Urge, mais aussi la touche Benito qui me rend très satisfait du résultat final. Pour ce qui est de l’habillement, Aurélien, le boss de Cross King, m’avait parlé de faire parti de son team depuis des mois. Aurel a passé beaucoup de temps à me tenir informé sur ses nouveautés, ses concepts, et je pense qu’être dans son équipe aujourd’hui c’est une façon pour moi de le remercier de l’intérêt qu’il m’a porté.

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Pour les chaussures, beaucoup de choses m’ont incité à me diriger vers Ribo. Tout d’abord, c’est une marque espagnole. C’est assez incroyable que nous n’ayons jamais parlé avant alors qu’il s’agit d’une marque « de la maison ». Mais, en parlant avec eux, les « thèmes » abordés m’ont incité à changer et à travailler avec la marque. L’idée c’est de faire quelque chose de totalement différent, dessiné et conçu pour moi. Cela ne sera pas un Ribo typique avec un lacet ou un scratch de plus, l’idée c’est de faire quelque chose de nouveau et d’attractif pour les fans. Pour terminer, Racing Line me fournira les freins. J’ai vu que c’est une marque qui réalise des produits de très bonne qualité, et je suis content de collaborer avec eux.

JPEG - 425.9 ko Qu’est-ce qui a le plus changé dans cette nouvelle étape ? Il y a un changement total de philosophie ? Il paraît que tu portes un projet dans la ville de Mazarron. Tu peux nous donner plus de détails ?

Ce qui a principalement changé c’est la manière dont nous nous voyons nous mêmes, et notre volonté de montrer aux marques la façon dont nous travaillons. C’est donner plus aux gens en résumé. Je pense que c’est très intéressant de pouvoir donner des informations sur des choses que les gens ne connaissaient peut être pas avant. J’ai essayé de me lier avec les personnes qui ont toujours été là, et surtout ceux avec qui je m’entendais bien.

Les aléas de la vie ont fait que je vis aujourd’hui à Cartagène, et ils ont fait aussi ressortir quelque chose d’assez intéressant. Il y a un club cycliste dans une bourgade proche de la ville dans laquelle je vis. C’est donc le club et la municipalité de Mazarron, qui ont l’air très intéressés pour développer le trial. Il y a déjà un terrain d’entrainement qui est pratiquement fini. Il se situe dans un centre sportif et ils travaillent de manière coordonnée pour développer le trial. Ils m’ont demandé de l’aide et je les en remercie. Ils ont les idées claires et je suis ravi de faire partie de ce projet.

Tu es encadré par une grosse équipe qui va t’accompagner toute la saison. Tu peux en dire plus ?

Oui, je suis avant tout entouré de mes amis, comme je te l’ai dit. L’un d’eux s’appelle Antonio de Sevilla. C’est une personne que j’apprécie beaucoup et qui a travaillé et travaille dur pour le trial. Je lui ai exposé mon projet et il souhaite y participer via Freemsur, et je me dois de le remercier pour la confiance et l’appui qu’il m’a apporté et qu’il m’apporte encore aujourd’hui. C’est Pau Climent qui se chargera de ma préparation physique et qui sera donc chargé de me donner des exercices et de planifier la saison pour que je sois plus efficace sur le vélo. D’autre part, les Patrizi ne sont pas une « entreprise » en eux mêmes, mais ce sont des gens qui représentent plus que des amis à mes yeux. C’est d’une manière désintéressée qu’ils m’aident beaucoup pour pouvoir voyager en Europe, et je les en remercie. Je me sens à l’aise avec eux, et c’est pour ça qu’ils feront partie de mon équipe pour 2014, comme les années précédentes. La fondation Miguel Indurain de Navarra m’aide aussi de manière importante, car la communauté de Navarra, via la fondation, aide les sportifs de haut niveau en fournissant des bourses, et ça fait quelques années déjà qu’ils me font confiance.

Durant toutes ces années à un niveau professionnel, tu n’as jamais été accompagné d’une équipe de communication. Pour cette année ce sera le cas ?

Je crois que je n’ai jamais été efficace dans ce domaine. Depuis des années, j’ai toujours cherché quelqu’un qui maîtrise parfaitement la communication, mais il s’agissait de personnes qui ne connaissaient rien du petit monde du trial, ce ne furent pas des collaborations très concluantes. Comme je l’ai dit, j’essaye de m’entourer de gens connus, qui partagent mes idées, c’est pour ça que dans ce cas précis j’ai pensé à Alvaro Lopez. Nous nous connaissons depuis des années, il est impliqué dans ce petit monde, et nous nous entendons bien. Je crois qu’il y a des choses très intéressantes à montrer aux fans et je pense que ce sera possible de les montrer grâce à cette collaboration.

JPEG - 301.1 ko A quoi doit t’on s’attendre ?

On pense fournir des informations qui ont vraiment de l’intérêt en passant par des moyens de communications comme Facebook, Tweeter et le reste du web. Je pense apporter des choses intéressantes et que les fans apprécieront, tout en donnant à la fois de la vie et du « corps » au trial, ce qui est fondamental par les temps qui courent pour le développement de notre sport.

C’est la première fois que l’on va pouvoir te suivre ainsi sur différents médias. Tu peux nous dire lesquels exactement ?

Oui, comme je l’ai dit vous pourrez me suivre via mon Twitter personnel ( https://twitter.com/benitoros) et ma page Facebook ( https://www.facebook.com/benitoros). Je dois aussi dire que beaucoup de gens m’ont demandé en amis sur mon compte personnel Facebook, mais je suis limité en nombre d’amis, et je ne peux pas accepter d’autres personnes. C’est pour cela que nous avons créé une page officielle, non pas dans le but d’avoir plus ou moins de fans, mais dans le but de disposer d’une page où nous pouvons publier de choses que personne n’aura encore vu comme des photos, des vidéos, des infos…

A côté de ce projet, tu penses retourner en Amérique du sud cette année ?

Si j‘en ai l’occasion, c’est sûr ! Le Chili est un pays auquel je suis très attaché. Les gens là-bas aiment le trial et travaillent beaucoup pour le mettre en avant. Quand j’y vais, j’y suis très bien accueilli, et à chaque fois ils font beaucoup de promotion, vidéos, photos… et je les en remercie. Alors si l’occasion se présente, je retourne bien sûr au Chili !

Après deux jours d’entrainement, on a une question-clé à te poser : comment roule ce nouveau bike ? Tu te sens bien dessus ?

C’est un vélo très polyvalent. La géométrie est actuelle, les finitions sont de qualités, il est rigide et solide. Le système de pédalier rend le bike très réactif et tout ça avec un poids de série de 7.5kg. A cela on peut ajouter une chose très importante : ce bike est à un prix attractif.

A t’écouter on dirait que ça t’a plus dès les premiers tours de roues. Tu t’attendais peut être à pire lors des premiers entrainements ?

Non, pas à pire. Disons que j’avais peur que ça me fasse vraiment bizarre au début, surtout parce que j’étais très habitué à mon ancien bike. Je dois dire que j’ai été surpris parce que malgré le changement, j’ai vraiment bien aimé la géométrie, qui, je pense a du potentiel. Je m’y suis adapté rapidement, et je me sens bien au guidon de ce vélo.

Merci beaucoup et bonne chance pour 2014 et tes nouveaux projets. !

Merci à vous, on se revoit sur les zones.

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