Nouvelle résine Monty... c’est de la bonne !
mardi 6 décembre 2016
par Jebegood

JPEG - 223.5 ko Les trialistes et leur morceau de goudron au fond du sac, c’est une longue histoire. On pourrait même parler d’une certaine dépendance à cette substance. Elle fut longtemps indispensable pour obtenir ce freinage « on-off », qui est la condition sine qua non d’une bonne session trial, riche en adrénaline !

Les gommes trial ont fait de sacrés progrès ces quinze dernières années, et les meilleures type Coust’ ou TK permettent aujourd’hui de s’en passer, en complément d’un bon meulage de jantes. Mais avec des gommes moins performantes ou un meulage qui commence à se lisser, ce « booster » de freinage reste indispensable.

Et pourtant, on a beau être en 2016, pas facile de s’en procurer ; la plupart des trialistes ont toujours recours au bon vieux système D. Chacun a sa combine et les petits bouts de résine se refilent discrètement sous la veste trial. Certains parviennent à récupérer du goudron sur des plaques de matériaux isolants et fournissent toute leur tribu. D’autres font venir leur résine d’on ne sait trop où... Du Maroc me dit l’autre en me tendant le pauvre petit morceau qu’il lui reste, sourire en coin. Et pourquoi pas de Kingston pendant que tu y es ? Il serait temps de mettre un peu d’ordre dans tout ça ;-) Dès que j’ai vu que Monty commercialisait désormais des blocs de résine "spécial trial", je m’en suis vite procuré ! Ça devenait vraiment urgent... Mon nouveau 26 a des patins vert qui ressemblent à des Coust’... mais qui ne sont pas des Coust’. Pas du tout même. Les passages sur la roue arrière se finissent systématiquement en "manual", cela ne bloque pas, mauvais feeling...

JPEG - 138.2 ko

Le bloc de résine Monty est disponible chez tous les bons dealers trial pour une dizaine d’euros. Il est conditionné dans un emballage noir très soigné (64x36x23mm). Sur un côté du carton figurent les ingrédients pour le moins incongrus de cette nouvelle résine Monty, qui ressemble à du goudron mais n’en est pas. C’est un mélange de « Gomme Américaine », filtrée trois fois nous précise-t-on, aucune idée de ce que cela peut bien être. S’y ajoute de la cire d’abeille naturelle, ça on connaît, mais pour entretenir le bois ou faire des bougies... Plus curieux encore, l’huile de ricin aux multiples vertus cosmétiques... et aussi trialistiques ?

JPEG - 199.4 ko JPEG - 149.1 ko

Le bloc est maintenu par un support plastique, la consistante de la résine est différente de celle du goudron auquel on est habitué : elle a un aspect cristallin, la matière est très dure, comme un morceau de verre. On retire sans plus attendre le support plastique, qui nous gênera pour appliquer la résine sur les jantes. Mmmh, il y a un peu de perte avant même la première utilisation : une partie de la matière reste collée au plastique.

JPEG - 159.1 ko JPEG - 407.3 ko

Le rituel du trialiste commence... Une application minutieuse sur les flancs de chaque jante, en procédant comme d’habitude : quatre traits opposés, d’environ 10cm de long, on va y aller doucement, quitte à repasser après si le freinage n’est pas suffisant. Surprise : la résine ne fait pas de trace noire sur la jante, le marquage est blanchâtre, presque transparente ! Un peu déroutant pour le trialiste habitué au goudron et à ses grosses traces noires. Mais plus propre.

JPEG - 368.3 ko JPEG - 275.9 ko

Je monte sur le vélo et pédale en freinant pour uniformiser le revêtement à la surface des jantes. Pfffuit pffffuit... bon signe ça couine tout de suite. Moins strident que notre bon vieux goudron, un peu plus dans les aigus. Les premiers gestes s’enchaînent et les doutes sont vite dissipés : l’efficacité promise est bien au rendez-vous ! JPEG - 548 ko On peut se mettre sans crainte sur la roue arrière, envoyer franchement, cela bloque à l’arrière comme à l’avant.

Autre satisfaction : l’efficacité restera constante durant toute notre première session artif’ sur des palettes, soit deux bonnes heures de riding. Nos patins verts de première monte freinent désormais comme des Coust’ !

Le lendemain matin, une nouvelle session en naturel qui nous confirme les excellentes aptitudes de la résine Monty. Le freinage est encore correct, mais l’on procède à une nouvelle application de la résine pour avoir un freinage optimal. Quelques petits passages sur chaque flanc et c’est reparti pour trois heures de plaisir, à taper sans retenue dans les rochers. Notre bloc est à peine entamé par ces deux premières sessions, visiblement cela s’use moins que le goudron (qui est plus mou). Je vais pouvoir tenir un bon bout de temps avec ce bloc et en faire profiter les potes !

Bilan de l’essai

Pour conclure, cette nouvelle résine remplit parfaitement son contrat. Si l’on est un peu déstabilisé au départ par l’absence de marquage visible sur la jante, l’efficacité est bel et bien de mise. Par temps sec, comme par temps humide : j’ai fait un rapide essai à la fin de la session naturelle en aspergeant abondamment les jantes d’eau... Ça couine et ça bloque toujours. Bref, du bonheur en barre cette nouvelle résine ;-) On fait tourner, c’est de la bonne came !

******************** Note de la rédaction : 8,6/10 **********************

On aime

On aime moins

+ Efficacité par tous temps - Support plastique inapproprié
+ Absence de marquage sur les jantes - Gâchis au déballage
+ Présentation soignée

Liens :

- Site officiel : Monty.
- Points de vente conseillés : Trialprod, TMS Shop, Trial-Bikes, Sphère Bike.

JPEG - 510.1 ko